Hier matin comprenant dans le miroir l’urgence de la situation, j’en conclus qu’il est largement temps d’agir, en l’occurrence de me trouver un coiffeur.
Sortant brusquement de chez Katia qui me loge à Alghero, aux abords du quartier de la Pietraia, je m’élance à l’aveugle dans la première rue venue, jusqu’à ce que je remarque un petit centre commercial modeste
La langouste est une star en Sardaigne. Elle a ses doubles pages dans la Nuova Sardegna, où des chefs poilus des avant-bras proposent de nouvelles manières de les accommoder, et son vin blanc éponyme, L’aragosta, frizzante ou pas, à mon avis tout juste bon à finir noyé dans le Campari.
La Sardaigne est traditionnellement une terre d’émigration, où dans l’imaginaire collectif italien les hommes partent s’embaucher dans les usines de la Fiat à Turin, ou bien s’engagent dans l’armée ou partent encore plus loin en Allemagne ou aux Etats-Unis, travailler dur pour se construire un avenir.
Cet après-midi de septembre 2025, le GUS (Gruppo Umanità Solidarietà) a réuni quelques uns des pensionnaires du centre d’accueil pour migrants de la ville de Fertilia, en périphérie d’Alghero, une colonie créée à l’époque fasciste, précisément en 1936, afin d'italianiser ce coin catalan de la Sardaigne
J’ai rencontré Zain au GUS (Gruppo Umanità Solidarietà), le centre d'accueil pour jeunes migrants de Fertilia, près d’Alghero, en Sardaigne. Avec Mario qui m'accompagnait à cette rencontre, nous avons été impressionnés par la détermination et l’intelligence de ce jeune homme d’à peine seize ans, qui pensait comme un vieux sage.
